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Chaire de recherche du Canada en conservation des paysages

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La forêt: le coeur de l’arrière-pays

 

Une tourbière: plus qu’un tapis de mousse!

 
         
     
         
 

Le Nouveau-Brunswick est mieux connu pour ses plages que pour ses paysages forestiers. Pourtant, les terres forestières couvrent la quasi-totalité de l’espace disponible quand on s’éloigne des côtes, soit 85% du territoire. Le Nouveau-Brunswick est d’ailleurs une des provinces canadiennes qui a la plus longue tradition d’exploitation forestière et de sylviculture.   

La Chaire s’intéresse particulièrement à la réponse de divers organismes vivants aux pratiques sylvicoles en vigueur au Nouveau-Brunswick et ailleurs. En effet, les résultats de nos travaux sont pertinents bien au-delà de la province puisque plusieurs de nos espèces se retrouvent ailleurs dans le nord-est de l’Amérique du Nord et aussi loin que la forêt boréale mixte de l’ouest canadien.

Un principe de base sur lequel reposent nos travaux est le suivant: puisque le type d’exploitation forestière et son intensité varient grandement d’un endroit à l’autre, il est important d'évaluer la tolérance de différentes espèces à cette exploitation. Les responsables de l’aménagement forestier peuvent ensuite doser cette intensité en fonction des objectifs de conservation qu’ils se fixent. Certains secteurs peuvent être voués à la production intensive de matière ligneuse alors que d’autres rencontrent les exigences de la faune et la flore sensible à la récolte de bois.

 

Le Nouveau-Brunswick est le premier producteur canadien de tourbe horticole. Les tourbières occupent donc une place importante dans l’économie. Concentrées dans la Péninsule acadienne et le centre-est de la province, les tourbières ne sont pas qu’un réservoir de tourbe. Elles renferment aussi une faune et une flore particulières en raison des conditions écologiques uniques qui y prévalent. L’humidité constante, l’acidité et la présence de tapis flottants de sphaignes constituent des conditions extrêmes pour la plupart des organismes vivants. 

L’exploitation des tourbières est régie de façon à réduire les impacts sur les plantes rares et l’habitat des poissons. Toutefois, de nombreux autres organismes ne sont pas considérés dans l’attribution des baux d’exploitation faute de connaissances précises quant à leurs exigences. La Chaire vise donc à contribuer à une meilleure connaissance de ces autres espèces, notamment certains papillons et oiseaux spécialistes des tourbières. Nous adoptons une approche semblable à celle développée en paysage forestier afin de déterminer la sensibilité relative des espèces à la proximité des planches d’exploitation (échelle locale) et à la proportion de tourbière exploitée dans les environs (contexte du paysage). Nos travaux devraient fournir des données utiles afin de planifier l’exploitation en tenant compte du statut et des exigences des espèces les plus sensibles. Les meilleures espèces indicatrices pourraient également être intégrées dans les inventaires écologiques effectués avant d’attribuer de nouveaux baux d’exploitation.

 

 

 

Paruline bleue

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Webmestre: Isabelle Robichaud
Date publiée: 22 décembre 2004
Mise à jour: 15 décembre 2006

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