Chap. XIII - LES ADMINISTRATEURS
L'auteur exprime l'avis que, dans une institution d'enseignement supérieur, les postes de l'administration sont les plus ingrats. Cependant ils sont indispensables et ceux qui s'y dévouent ont du mérite.
Au point de vue administratif, les collèges affiliés ont maintenu leur complète indépendance. C'est pourquoi, en ce qui les concerne, nous ne donnons ici que l'essentiel.
À partir de 1963 jusqu'en 1972, le Collège Saint-Joseph était une entité administrative distincte de l'Université et formait, avec les collèges de Bathurst et Saint-Louis, la Faculté des arts de l'Université. Nous avons déjà! vu que le Collège Saint-Joseph comme tel cessa d'exister en 1972 et fut absorbé par la Faculté des arts, à son tour intégrée à l'Université au même titre que les autres facultés.
C'est déjà un événement qui singularisa cette institution; il y en a d'autres qui rendent difficile la reconstitution des étapes, par exemple les deux déménagements à Moncton, l'abandon du vieil établissement à Memramcook la construction du nouvel édifice à la cité universitaire.
En 1963-64, le Collège était déjà partagé physiquement en deux sections: les étudiants des deux dernières années étaient à Moncton et ceux des deux premières, à Memrancook. L'administration, qui avait ses quartiers généraux à Saint-Joseph, était composée des personnes suivantes:
En 1964-65, la situation est exactement la même; le conseil est composé des mêmes personnes, sauf que le nom de René Lauzon ne figure pas.
L'année 1965-66 amena un changement majeur. Les classes de belles-lettres et de rhétorique sont transférées à Moncton et on ne compte plus à Saint-Joseph qu'une centaine d'élèves du niveau secondaire qui se préparent à la première année du cours collégial.
On est obligé de maintenir deux conseils dont l'un à Moncton, composé comme suit:
Pendant la même année, le Conseil qui subsista à Memramcook sera le dernier en cent ans d'histoire; il comprend:
L'année suivante, 1966-67, il ne reste plus d'étudiants à Memramcook. Un seul conseil d'administration est responsable du Collège Saint-Joseph, et particulièrement de la nouvelle construction qui sera inaugurée a l'automne de 1967. Font partie de ce conseil:
Le conseil de 1967-68 est composé des mémés personnes avec deux changements: le nom d'Aristide Doucet ne figure pas; et Léonard Gaudet est remplacé par Reno Desjardins qui, en plus d'être doyen de la Faculté des arts, est devenu directeur du Collège.
En 1968-69, les changements sont plus nombreux:
Le conseil demeure exactement le même en 1969-70. Puis en 1970-71, on note deux changements: le nom de Reno Desjardins ne figure pas et Arsène Richard remplace Roland Gendron comme secrétaire. En 1971-72, il n'y eut aucun changement et ce fut l'année terminale du Collège Saint-Joseph.
Par opposition à Saint-Joseph, il y eut de la continuité à Bathurst au cours des dix années et le Collège est demeuré avec son administration indépendante. Trois personnes ont occupé le poste de recteur, dont l'une pour deux termes.
En 1972, les Pères eudistes ont cédé la régie du Collège à un conseil de dix-sept administrateurs. L'annuaire de 1972-73 donnait la liste des membres par ordre alphabétique, avec le lieu de domicile:
Le même annuaire donne la composition du Conseil de direction pour cette première année du nouveau régime:
Le Collège Saint-Louis/Maillet
Quant au Collège Saint-Louis/Maillet, l'amalgamation de 1972 rend l'exposé plus complexe. Avant cette date, il y avait un recteur à Saint-Louis; tandis que le Collège Maillet avait à sa tête une directrice.
Avant 1969, ces collèges étaient administrés par deux conseils distincts. De 1969 à 1972, les deux conseils se réunissaient séparément. Et, à partir de 1972, un seul Conseil, présidé par la recteur, groupe des représentants des divers services pédagogiques, des professeurs et des étudiants.
Trois personnes ont occupé le poste de recteur:
Ont exercé les fonctions d'officiers supérieurs:
L'annuaire du Collège Saint-Louis/Maillet, après avoir décrit les transformations apportées à la suite de la publication du rapport de la Commission de planification académique, résume: «C'est ainsi que la région nord-ouest du Nouveau-Brunswick est maintenant dotée d'un nouvel et unique établissement d'enseignement supérieur»456 .
Depuis 1972, le Collège est régi par un Conseil d'administration dont les membres sont nommés comme suit: 3, par le Club 200; 2, par le gouvernement; 2, par les anciens, 2, par les étudiants; 2, par les professeurs; 3, par les conseils scolaires (districts 1, 32, 33); 3, par les cercles AEFNB (mêmes districts); 1, par les Pères eudistes; 1, par les religieuses hospitalières; 1, par le diocèse d'Edmundston.
Le recteur est «ex officio» membre du Conseil. Le Dr Claude Gaudreau en fut élu président. Outre ces deux officiers, les autres membres qui font partie du Conseil sont: Eymard Desjardins, Lawrence Fyfe, Madeleine Dionne, Gilles Thériault (Saint-Basile), Robert Laflamme, Jean-Claude Angers, Nicole Daigle (Cabano), Paul Lavoie, Louise Giroux (Iroquois), Frédéric Soucy, Léandre Chiasson, Raymond Corbin, René Tousignant, Bernard Savoie (Saint-Quentin), Léon Rideout (Grand-Sault). Les personnes dont les noms ne sont pas accompagnés d'un nom de lieu sont domiciliées à Edmundston.
Le Bureau de direction, l'équivalent d'un exécutif du Conseil d'administration, est composé du président, du recteur et de trois autres personnes: Jean-Claude Angers, Raymond Corbin, Gilles Thériault.
Le comité de régie interne comprend:
456. Prospectus: Collège Saint-Louis-Maillet - 1973-1974, p.10.
Les origines du Collage Jésus-Marie remontent à 1960. La fonction de recteur depuis le début fut occupé par:
Ont exercé les fonctions suivantes depuis 1963:
Un comité de conseillers apporte son généreux appui au Collège. Les trois principaux officiers sont:
Pour donner une bonne vue d'ensemble de l'histoire de la gestion à l'Université même, il convient d'aborder deux aspects très différents, mais également importants, dont l'un décrit les corps responsables et l'autre permet de mesurer de façon concrète l'ampleur des réalisations. Il sera donc question d'abord des organismes de direction; et ensuite des opérations financières.
L'histoire de l'appareil administratif de l'Université est complexe du fait que, malgré sa jeunesse relative, cette décennie compte deux étapes séparées par un changement radical d'orientation.
La première de ces périodes commence en juin 1963 et s'étend jusqu'en juin 1967, alors que les Pères de Sainte-Croix étaient les principaux responsables de l'administration.
Le rapport Deutsch paru en 1962 recommandait «que les pouvoirs administratifs de l'Université de Moncton soient dévolus à un Conseil d'administration ... composé de sept membres nommés par la Congrégation de Sainte-Croix. . .»457
Évidemment la Commission visait à retenir en place une Congrégation qui agirait comme un tuteur financièrement responsable des développements à entreprendre; elle jugeait que c'était une garantie de sage administration. Aux termes explicites de la loi, l'autorité suprême était donc le Conseil, composé de sept membres. Et la Commission d'enquête s'attendait à ce que ces sept membres répondent aux autorités majeures de la Congrégation. Plus loin, nous verrons pourquoi il n'en fut pas ainsi dans la pratique. Pour le moment, tenons-nous en à notre description.
À côté du Conseil d'administration, authentiquement responsable, la Commission Deutsch recommandait le maintien d'un corps «consultatif» appelé «Bureau des régents», ainsi constitué:
a) Membres d'office
b) Six membres nommés par le Conseil d'administration
c) Six membres nommés par L'Association des anciens
d) Un représentant de chacun des colliges affiliés
e) Un représentant laïc de Bathurst et un de Saint-Louis
f) Douze membres nommés par le Bureau des régents de façon à assurer une adéquate représentation des régions.
La loi d'incorporation, promulguée le 19 juin 1963, reflétait parfaitement l'esprit du rapport: d'abord il s'étendait longuement à définir les pouvoirs du «Board of Governors» ou Conseil administratif.
Quant au Bureau des régents, le rapport Deutsch définissait très brièvement sa fonction: «Que soit établi à l'Université un Bureau des régents ayant qualité pour conseiller l'Université en matière de programme d'expansion et d'administration financière . . .458
Fidèle à la portée de cette recommandation, la loi d'incorporation de 1963 répétait textuellement: «The University shall have a Board of Regents, qualified to advise the University on development policy and financial affairs»459 .
Dans les statuts et règlements, approuvés dès 1963, au troisième chapitre, les attributions du Conseil d'administration sont décrits dans le menu détail. Plus loin, le Bureau des régents est ainsi défini: « un corps consultatif dont le but est de mettre à la disposition de l'Université un organisme facilitant une judicieuse collaboration de personnes de l'extérieur spécialement qualifiées pour aviser l'Université dans la poursuite de ses objectifs»460 .
Les statuts prévoyaient aussi l'établissement d'un Comité exécutif461 et d'autres comités permanents du Bureau des régents: finances, développement, relations publiques462 .
Nous tenons à apporter ici une précision. Si la loi écrite maintenait le caractère consultatif du Bureau des régents, cet organisme fut en réalité de la plus grande efficacité. Comme nous l'avons vu précédemment, c'était l'époque des décisions importantes: il fallait prendre position quant au programme de construction, aux émissions d'obligations, aux emprunts, à la campagne de souscription. Comme question de fait, aucune démarche de quelque importance ne fut entreprise sans consulter le Bureau ou son comité des finances. On peut dire que c'est à la sagesse des régents aussi bien qu'à l'initiative des membres du Conseil qu'on voit le rapide développement de l'Université naissante.
Ainsi, au départ, on avait comme structures administratives: un conseil possédant l'autorité, un organisme de consultation appelé Bureau des régents, un exécutif et des comités du Bureau.
Et soudain, en juin 1967, il y eut transformation radicale. À quoi attribuer ce changement?
Dès la publication du rapport Deutsch en 1962, une préoccupation hantait les membres du Conseil. Il semblait évident que l'oeuvre ne pouvait réussir sans un régime d'authentique coordination des efforts. Or confier une priorité à un groupe privé comme une congrégation religieuse, n'était-ce pas un risque? La Commission royale avait recommandé un conseil «de sept membres nommés par la Congrégation. de Sainte-Croix...»463. Au Conseil on se disait; Ne serait-il pas plus normal de confier la gouverne de l'Université à un corps plus représentatif de toute la population francophone de la province?
Le supérieur provincial, le Père Hector Léger, demanda que cette question soit soumise au supérieur général à Rome, le R. P. Germain-M. Lalande: la Congrégation devait-elle retenir la responsabilité administrative et financière de l'Université?
La réponse formulée d'abord par le général, puis dans la même soirée par son Conseil, fut catégorique. Elle se résume à ceci: Si le gouvernement du Nouveau-Brunswick verse désormais à l'Université des deniers publics, ce n'est pas à nous ici à Rome qu'il appartient de contrôler la façon dont ces subventions vont être utilisées. Le plus tôt possible, instituez une corporation de citoyens responsables au gouvernement464 .
L'attitude prise par le supérieur général et son Conseil manifeste une tendance nouvelle qui s'introduisait dans l'Église à mesure que l'enseignement supérieur était reconnu par l'État comme une fonction exigeant de hautes qualifications académiques et méritant une rémunération adéquate, de beaucoup supérieure à ce que les professeurs religieux avaient coutume de recevoir. Autrefois nos institutions d'enseignement ont pu se maintenir grâce au dévouement de communautés religieuses capables d'opérer à frais réduits. Dorénavant, l'accent sera déplacé: plutôt que le dévouement, c'est la formation professionnelle qui compte, et les religieux qui aspirent aux fonctions universitaires devront posséder les mêmes titres académiques que les autres professeurs. La grande préoccupation qui doit prévaloir, c'est l'excellence académique.
Quelques années plus tard, les universités catholiques du Canada se sont penchées résolument sur la question du rôle que doit jouer l'Église dans la direction d'institutions d'enseignement supérieur. Ces universités confessionnelles prirent l'initiative d'instituer une commission d'enquête, laquelle résumait ainsi les objectifs poursuivis: «Bref, la situation actuelle motive amplement un examen attentif de la part que prend l'Église catholique à l'enseignement supérieur au Canada, examen où l'on s'arrêterait aux faits pertinents, où l'on tâcherait d'entrevoir les meilleures solutions pour l'avenir465 .
C'est au printemps de 1963 que le Père Lalande fut consulté. La position qu'il a prise était inspirée par les mêmes attitudes qui ont dicté les 21 recommandations de la Commission dont il vient d'être question.
Ici ressort la profonde divergence entre le concept initial de la Commission Deutsch et celui de la Congrégation. La Commission était d'avis, que dans l'administration de l'Université de Moncton, la Congrégation devait agir comme tuteur alors que la même Congrégation disait qu'il ne lui appartenait pas de s'ingérer dans les affaires du Nouveau-Brunswick.
Un point est à souligner. À partir de la fondation de l'Université (juin 1963) jusqu'en juin 1967--c'est-à-dire pendant la période initiale de l'expansion--le Conseil d'administration de l'Université était formé presque exclusivement de Pères de Sainte-Croix qui, en vertu de la position prise par le supérieur général, n'avaient pas à se rapporter aux autorités majeures de la Congrégation. Évidemment, cette décision libérait les administrateurs de délais encombrants et facilitait l'expédition rapide d'un programme d'envergure.
On pourrait être tenté d'accuser de témérité ceux qui, soustraits à un contrôle normal, se lançaient dans des aventures coûteuses comme le programme d'expansion physique décrit au chapitre IV. Cependant un autre organisme vint jouer le double rôle de catalyseur et de contrôleur: le Comité de finances du Bureau des régents. Grâce aux membres de ce comité et à d'autres personnes dynamiques et judicieuses, le coup d'audace a réussi.
On ne saura jamais trop remercier ceux qui furent les principaux aviseurs du Conseil en ces heures décisives: le Premier ministre Louis-J. Robichaud et ses bienveillants collègues au gouvernement provincial; le premier président du Bureau des régents, M. J.-Louis Lévesque, qui devint le deuxième chancelier de l'Université; le membre francophone de la Commission Deutsch, le juge Adrien J. Cormier; le président de la campagne de souscription, l'honorable Jules-A. Brillant; le président du Comité de finance du Bureau des régents, Me Adélard Savoie; le conseiller juridique de l'Université Me Charles-Édouard Léger.
Qu'on nous permette ici de rendre un témoignage spécial à M. Lévesque, qui fut un collaborateur assidu et un conseiller à la fois sage et audacieux. En toute circonstance, quelle que fut l'ampleur d'un projet, son attitude était invariablement la même; Allez-y' On trouvera le moyen! Et par quelques appels téléphoniques, il aplanissait les voies donnant un accès facile aux bureaux les plus inaccessibles.
La position prise par les autorités majeures de la Congrégation de Sainte-Croix était nette et irréversible. Normalement, les religieux auraient dû abandonner l'administration sans retard. Mais les conseillers recommandaient aux officiers de rester en place en attendant deux événements: (1) d'abord la publication du rapport de la Commission Duff-Berdahl sur le gouvernement des universités, un document susceptible d'apporter de la lumière sur les structures à proposer; (2) ensuite la deuxième visite de l'équipe Deutsch, à laquelle les vues de la Congrégation seraient soumises et sur l'aide de laquelle on comptait pour déterminer la façon d'opérer le transfert.
Or le rapport Duff-Berdahl parut en mars 1966466 et le comité Deutsch visitait l'Université au cours de la même année. Les plans du changement de régime furent longuement étudiés et, le 29 décembre 1966, dans une conférence de presse, le recteur annonçait: (1) le remaniement immédiat du Conseil de l'Université comme étape initiale vers la sécularisation; (2) sa démission comme recteur au mois de juin: (3) la refonte de la charte; (4) la création d'un nouveau conseil des gouverneurs, plus représentatif.
Le Conseil d'administration fut donc remanié467 . En faisait partie depuis au moins deux ans, un premier laïc dans la personne d'Arthur Girouard. D'autres laïcs furent admis au Conseil immédiatement. La loi amendant la charte, datée du 19 mai 1967468 portait les noms des requérants, membres du Conseil à l'époque: Clément Cormier, Reno Desjardins, Raoul Dionne, Arthur Girouard, Adélard Savoie, Léon Richard, Alexandre Boudreau.
C'est à partir de ces amendements que les structures administratives de l'Université furent modifiées. Le Bureau des régents disparaissait et on ne retenait aucun corps purement consultatif.
Le Conseil des gouverneurs devint le seul organisme administratif. Il était initialement composé de 21 membres. Et en vertu de la loi, le Conseil devait se donner un Comité exécutif.
Plus haut, on a présenté les membres qui ont fait partie du Bureau des régents au moment de sa fondation469 .
Voici les membres du Conseil des gouverneurs et ceux du Comité exécutif au début de l'année académique 1975-76:
Conseil des gouverneurs en 1975
Comité exécutif en 1975
À la suite des importants changements de structure apportées en 1972, la loi d'incorporation fut amendée470 et il fut stipulé que le Conseil des gouverneurs serait désormais composé comme suit:
Le nombre est toujours limité à 21, même si à première vue on croit en compter 23: le nom du président figure deux fois, et le secrétaire assiste sans faire partie du Conseil.
À l'occasion du dixième anniversaire, nous avions dressé la liste des personnes qui ont fait partie des corps administratifs de 1963 à 1973.
D'abord, de 1963 à 1967, l'Université était administrée par un Conseil composé de 7 membres. Ont fait partie de ce Conseil:
Dans une deuxième liste nous combinons Bureau des régents et Conseil des gouverneurs; il est facile d'établir la distinction entre les deux puisque le premier existait avant 1967 et le second après cette date:
On peut constater que 3 personnes méritent la décoration de dix ans: le Dr Claude Gaudreau, Me Adélard Savoie et M. Laurier Thibault. Trois autres ont siégé pendant 9 années: le Juge Adrien-J. Cormier, M. Paul Desmarais et M. J.-Louis Levesque.
Le comité exécutif du Conseil des gouverneurs existe depuis la refonte de la charte en 1967. En ont fait partie:
En outre, d'autres personnes furent invitées en raison de leur fonction à assister aux réunions, les unes assez régulièrement, d'autres occasionnellement:
Pour terminer cette partie sur la grande famille de l'Université, dressons une dernière liste, celle des personnes qui ont occupé les principaux postes:
Chancelier:
Président: C. des Gouv.
Recteur:
Vice-recteur (sans qualification)
Vice-recteur (à l'enseignement)
Adjoint
Vice-recteur (à l'administration)
Adjoint
Secrétaire général
457. Rapport de la Commission royale d'enquête sur l'enseignement supérieur au Nouveau-Brunswick, 4e recommandation, p. 99.
458. Ibid., p. 100.
459. Acts of N.B., 12 Élizabeth II, 1963, Chap. 119, art. 10.
460. Université de Moncton, Statuts (1963), art. 34.
461. Ibid., art. 40.
462. Ibid., art. 42.
463. Déjà cité, p.
464. A l'occasion d'une visite à Rome par le Père C. Cormier, à la fin d'avril 1963.
465. Voir le rapport de la Commission: Présence catholique ans enseignement supérieur au Canada, 1970, p.8.
466. Op. cit. Duff-Berdahl: Structure administrative des universités au Canada.
467. De longues explications de ce remaniement de grande portée furent rendues publiques lors d'une conférence de presse donnée par le recteur de l'époque. Voir l'Évangéline du 30 décembre 1966.
468. Acts of N.B. 16 Élizabeth II, 1967, chap. 75.
469. Cf. p.69
470. Acts of N.B. - 21 Élizabeth II, chap. 82.
Résumé des opérations financières
Si les statistiques financières peuvent donner une idée du rendement des administrateurs, on peut considérer le volume croissant des affaires transigées de 1963 a 1975.
Pendant cette période, les dépenses se chiffraient aux sommes suivantes471 :
.....................................Fonctionnement .......................Capital .......................Total
Le graphique exposé à la page suivante472 illustre bien le mouvement en escalade des dépenses de fonctionnement, entre 1963 et 1975.
Pendant la même période, l'actif est passé de un à trente-sept millions, comme on peut le constater par les étapes suivantes:
Ces chiffres représentent la valeur aux livres et nom la valeur de marché Pour fins d'assurance, une firme de Montréal473 établissait à $42,600,000 la valeur de remplacement des édifices, ameublement et équipement.
Voici donc, préparée par le vice-recteur à l'administration, une analyse des immobilisations au 30 juin 1975:
VALEUR DE REMPLACEMENT:
VALEUR AUX LIVRES
TOTAL - 30 juin 1975 ..............................................................................$ 46,100,000.
Pour compléter le tableau, signalons qu'à la même date les dettes a long terme se chiffraient à $5,500,000. environ.
Ce bref exposé statistique laisse soupçonner la somme de travail immense abattue par l'officier immédiatement responsable du secteur de l'administration, Médard Collette. À mesure que les dimensions de l'entreprise augmentaient, l'organisation devenait plus complexe. Pour maintenir l'ordre et le contrôle dans le mouvement des argents, il fallait diviser les tâches et créer de nouveaux cadres.
Un grand mérite revient à monsieur Collette et à son principal adjoint, Arthur Girouard, de même qu'à chacun des directeurs des services administratifs: Donald Cormier, finances; Léonide Comeau, personnel: Eustache Haché, terrains et bâtiments; Jean-Paul Poirier, aménagement; Wayne Saint-Thomas, ordre et sécurité; William P. Boucher, anciens et développement; Robert Cyr, informatique; Normand Dionne, services auxiliaires; Yves A. Bélanger, Librairie. Hommages à eux et à leurs collaborateurs.
Pour apprécier à sa juste valeur les éminents services de Monsieur Collette, reproduisons le témoignage de l'homme qui l'a vu à l'oeuvre de près, mieux et plus longtemps que quiconque. Voilà ce que disait Me Adélard Savoie deux mois après avoir quitté son poste de recteur:
À mon arrivée à l'Université, Médard Collette était directeur du service des finances. Suite à ma recommandation, le Conseil des gouverneurs l'a rapidement promu au poste de vice-recteur à l'administration. Tombent sous sa responsabilité immédiate le Centre de calcul et d'informatique, le service d'ordre et de sécurité, les services techniques comprenant bâtiments et terrains, le service des Anciens et du développement, le service du personnel, le service des finances et les services auxiliaires. Avec une efficacité consommée, sans faire de bruit et sans perdre le sourire, Médard Collette s'assure du bon fonctionnement de tous ces services, administre un budget d'une douzaine de millions, sans compter les millions dépensés en nouvelles constructions, et règle en cours de route les nombreux problèmes qui surgissent sur le parcours. Et avec lui les budgets sont toujours bouclés et les comptes de banque se maintiennent dans le noir. Grâce à une fermeté discrète, à une diplomatie parfois désarmante et à une haute compétence professionnelle, il a été un appui très puissant dont le rôle était primordial474 .
Depuis quelques mois, l'auteur de ces lignes travaille aux archives de l'Université.
Les paperasses sont un peu comme les humains. Ils ont leur vie terrestre« tant qu'ils restent dans les bureaux des administrateurs; puis, quand ils cessent d'être d'utilité courante, ils sont transférés au «paradis», où l'archiviste peut les apprécier à leur pleine valeur.
Or, on se laisse facilement impressionner par la richesse des documents contenus dans le fonds de l'ex-recteur, Adélard Savoie.
Dans ses dossiers, la plupart des pièces portent sa signature, comme la correspondance et des études personnelles. Mais beaucoup d'autres documents anonymes révèlent le style du recteur demeuré avocat: toujours la même perfection de langage, la même présentation méthodique, la même argumentation serrée, la même puissance de persuasion. C'est ainsi qu'on découvre dans .ses liasses des documents de travail étoffes comme seul un avocat est capable de produire, des rapports d'assemblées importantes, comme celles du comité conjoint institué pour étudier les recommandations de la Commission de planification académique, des mémoires élaborés destinés à la Commission de l'enseignement supérieur.
Quant cet homme épousait résolument une cause, un document clair, irrésistible - lettre, mémoire, plaidoyer - émanait de son bureau et quelque nouvelle initiative en résultait. Ainsi monsieur Savoie a contribué de façon très positive à donner l'existence à de nombreuses innovations. Citons à titre d'exemples: le Centre d'études acadiennes, le Centre audiovisuel, le Centre de calcul, le Centre d'éducation physique, l'institution de la Commission de planification académique, l'heureuse issue des discussions avec la ville au sujet d'échanges de terrains, l'intégration de l'Association des anciens, la fusion de l'École normale avec l'Université, l'établissement de l'Institut de Memramcook.
Quant au nouveau recteur, il faut signaler que ses documents ne sont pas encore rendus au Paradis. Pendant sa première année, il s'est révélé digne de la haute fonction. En raison de ses remarquables qualités intellectuelles et morales et parce qu'il est entouré d'une excellente équipe de collaborateurs, nous disons avec confiance: l'avenir est prometteur.
471. Ces chiffres ont été compilés par le bureau du vice-recteur à l'administration.
472. Préparé par le Centre audiovisuel à la demande du Service de l'information.
473. General Appraisal of Canada Limited
474. Allocution prononcée le 25 octobre 1974 à l'occasion du Retour des anciens.