Introduction
Créée
après la manifestation de 68, la Fédération des
étudiants et étudiantes du Centre
universitaire de Moncton fut incorporée le 19 février 1969. Comme mouvement
étudiant,
la FÉÉCUM a su relever les nombreux défis auxquels
elle a dû faire face.

Réunion au
Collège de Bathurst
Le 21 mars, 1974
Quoiqu'un mouvement tel la FÉÉCUM a
toujours eu et aura toujours sa place dans
l'actualité étudiante, son séjour n'a pas
été sans heurts. Tout au long de son histoire, la FÉÉCUM
a été questionnée quant à son
efficacité, sa représentativité et son rôle.
Plusieurs
activités démonstratives et réactionnaires ont
marqué l'évolution de cette "jeune"
fédération. Grâce à ses manifestations et
prises de position, la FÉÉCUM a réussi à se
façonner une personnalité et une identité bien
à elle qui représentent bien la réalité
d'une population acadienne grandissante et en plein
épanouissement.
Il va sans dire que bien des dossiers importants pour la
communauté acadienne ont pris naissance au Centre universitaire
de Moncton et que la FÉÉCUM y a joué un rôle
important.
Evidemment,
il faut reconnaître que la population étudiante de
l'époque des premiers pas de la FÉÉCUM
était une participante de premier plan dans l'implantation d'une
pensée pro-active chez la communauté universitaire et
acadienne.
Donc, la FÉÉCUM faisait partie intégrale d'une
évolution qui a établi la population francophone d'ordre
primaire dans cette province.

Au
fil des ans, la Fédération a su s'adapter pour devenir ce
qu'elle est aujourd'hui et ce qu'elle a d'ailleurs toujours
été: une fédération jeune, progressive et
autonome qui vise une formation de qualité, une éducation
postsecondaire accessible et un environnement sain pour
l'épanouissement de ses membres et de la population acadienne et
francophone de cette province.
Création
1968
représente certainement la naissance de la
Fédération, quoiqu'elle ne vit le jour qu'en 1969.
L'Association des étudiants de l'Université de Moncton
(AEUM) était alors le corps représentatif de l'ensemble
des étudiantes et étudiants.
Plusieurs actualités occupaient
l'attention de la population étudiante dont, bien entendu,
l'accessibilité à l'éducation. Cependant, la
question linguistique était sans aucun doute le dossier de
l'heure.

FEUM
- Élections
11 février 1975
Le
dossier du bilinguisme provincial étant fraîchement
établi, les étudiantes et étudiants de Moncton
exigeaient de plus en plus que la population acadienne et francophone
de cette province soit reconnue à sa juste valeur. De plus,
Moncton avait à l'époque un maire réticent
à la reconnaissance des droits linguistiques des francophones.
Donc, le bilinguisme provincial fit l'objet de plusieurs
démonstrations étudiantes et de la manifestation
historique de 1968. Rares sont les occasions qui unissent une
population étudiante de la façon dont l'a fait cette
cause.

FEUM
- Vue de la rue Massey
La
demande d'incorporation formulée par les étudiants
Gérald Desmeules, Paul-Eugène LeBlanc, Jean-Eudes Gendron
et Maurice LeBlanc pour créer la Fédération des
étudiants de l'Université de Moncton (FEUM) se veut la
conclusion d'une suite logique d'événements. Après
la manifestation de 1968, les comptes de l'AEUM n'étaient pas
resplendissants et bon nombre de documents avaient disparu. Alors, la
solution était de s'incorporer afin que le fardeau financier ne
tombe pas sur les épaules des étudiantes et
étudiants.
De
plus, le besoin de relancer le mouvement étudiant se faisait
sentir puisqu'une démonstration de l'ampleur de celle de 1968
avait laissé certaines incertitudes chez la population
étudiante concernant les buts, l'agenda politique, la
représentativité et la responsabilité sociale et
financière de l'AEUM.
Évolution
À
ses débuts, la FEUM ne faisait pas l'unanimité. La
faculté des arts avait une association étudiante forte et
autonome et quelques autres facultés hésitaient à
se joindre à une fédération qui parlerait au nom
de tous et de toutes. La crainte était que quelques
étudiants assumeraient le contrôle et la parole pour la
totalité de la population. Cette crainte est demeurée
pendant quelques années avant de se dissiper lentement.
La structure
de la
FEUM était très simple. Chaque faculté
était représentée au conseil d'administration qui
regroupait, au début, six membres. Toutes les décisions
budgétaires, philosophiques et politiques étaient prises
à ce niveau.
FEUM
- 1985
L'assemblée
générale existait, mais n'était pas de rigueur,
une telle assemblée étant convoquée lorsque le
conseil le jugeait nécessaire. Le pouvoir ultime de la
fédération était l'assemblée
générale, mais le conseil n'était pas
obligé de s'y rapporter périodiquement.
Le
fonctionnement de la Fédération ressemblait beaucoup
à celui d'un gros conseil étudiant qui prend des
décisions au jour le jour sans se préoccuper d'aucune
planification, c'est-à-dire que tous les comités
n'avaient pas d'autorité ou d'autonomie. Donc la FEUM recevait
des rapports mensuels de tous ses services tels "Le Kacho". La
situation reflétait une gestion réactive de services
plutôt qu'un mélange équitable de politiques, de
planification et de gestion proactive.
Au
fil des ans, la Fédération a su se donner l'appui de la
population étudiante entière et rallier toutes les
associations étudiantes du Centre universitaire de Moncton sous
sa tutelle pour se développer en un porte-parole et
représentant officiel.

Dévoilement
de la maquette - Centre étudiant
(1985)
La
corporation a vu son nom changer en assemblée
générale en 1988. La FEUM devenait la
FÉÉCUM. Ce changement se voulait logique afin de
reconnaître la présence d'étudiant-e-s en tant que
membres du mouvement et le fait que la fédération ne
représentait que la population étudiante du Centre
universitaire de Moncton, d'où vient le nom: La
Fédération des étudiants et étudiantes du
Centre universitaire de Moncton.
La FÉÉCUM a toujours
été sous la direction d'étudiantes et
d'étudiants. Quoique sa structure et son fonctionnement ont subi
plusieurs changements, la fédération a demeuré un
mouvement étudiant avec une volonté de parfaire
l'environnement éducationnel. |