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Mario Doucette >>> Lien à la présentation MS PowerPoint (bio et c.v.) |
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Archives SRC - Première chaîne : (Sam à 16h, 12 décembre 2003) - L'artiste Mario Doucette est très actif sur la scène culturelle depuis quelques années. Il expose présentement ses oeuvres à la Galerie 12, au Centre culturel Aberdeen de Moncton. |
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>>> Lien à l'exposition Combats Exposition par Gilles LeBlanc et Mario Doucette, Galerie d'art de l'Université de Moncton, 6 - 31 mars 2002 |
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Galerie 12, mai 2005 - Mario Doucette nous présente une nouvelle série de peintures et de sérigraphies ayant l'Histoire comme thématique. Ses peintures illustrent les insolites et les inattendues des faits historiques que nous pensions connaître : les Amérindiens devenus les conquérants de l'Europe. Ses sérigraphies rendent hommages à de vrais rebelles : Jackie Vautour, Louis Riel, Louis J. Robichaud, Michel Blanchard et Beausoleil Broussard. Le vernissage aura lieu le 6 mai 2005 à 19h à la Galerie 12 au 140, rue Botsford, Moncton NB. La soirée sera animée par Les Frères Leger, un groupe dj. Pour toute autre information, veuillez téléphoner Mario Doucette au 852-4827. |
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Art Pickpocket Art (Galerie Sans Nom, été 2000) |
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«Guérilla»
monctonienne par Sylvie Mousseau |
| Référence : L'Acadie NOUVELLE - 12 juillet 2000 |
| MONCTON - Six artistes
membres de la Galerie Sans Nom présentent leurs projets d’art activiste
en prenant d’assaut les lieux publics afin de stimuler la discussion et
les débats sur des sujets qui les touchent.
Art Pickpocket Art s’inscrit dans l’art «guérilla» puisque les projets des artistes tentent à joindre le grand public. Mario Doucette, Jennifer Bélanger, David LeBlanc, Chris LeBlanc, Mathieu Léger et Herménégilde Chiasson ont choisi chacun un sujet. «Ça fait un an qu’on y pensait parce qu’on pense qu’à Moncton il n’y a pas assez d’artistes qui provoquent, pas pour choquer mais pour faire avancer un peu le discours artistique et pour avoir des idées nouvelles», déclare le directeur de la Galerie Sans Nom, Mario Doucette. Les compressions de 22 % dans les arts et la culture annoncées dans le dernier budget du gouvernement de Bernard Lord ont été une grande source d’inspiration pour ces artistes. Trois des membres ont élaboré leur projet sur ce thème. Mario Doucette expose une oeuvre qui s’intitule Bernard Lord pue les pets de vaches. Il voyage son oeuvre un peu partout dans les cafés et les restaurants. Il prend en photo les lieux d’exposition de l’oeuvre. Tout au long de l’été, il ajoutera des photos sur les murs de la GSN. L’artiste veut ainsi dénoncer vivement les compressions dans le budget des arts et la culture. «Comme l’AAAPNB, le centre culturel, la CAF’ART, on a demandé au gouvernement de ne pas couper. Tout le monde était sympathique. Le budget a été annoncé et c’était 22 % de coupures. J’ai trouvé ça dommage que les artistes n’aient pas vraiment dit leur opinion et n’aient pas descendu dans la rue pour aller dire au gouvernement, c’est assez», déclare Mario Doucette qui a ressenti le besoin de confronter le public à cette situation. Pour réaliser leur projet, les artistes ont dû partir d’un énoncé, passer à l’action et aller dans un lieu public. Ce qu’on peut voir dans la galerie, ce sont les preuves des interventions publiques telles que des photographies et des vidéos. Jennifer Bélanger a collé des petites étiquettes dénonçant les coupures de 22 % un peu partout dans la ville. On en retrouve même dans les toilettes publiques. Certaines de ses étiquettes ont été enlevées. Elle a tracé un énorme «BULL» avec les étiquettes rouges sur le mur de la galerie. Mathieu Léger s’est aussi inspiré des compressions dans les arts et la culture. Il a installé des enseignes près des panneaux déjà existants dans la ville. Certaines de ses enseignes portent sur le financement des arts, d’autres ont un message un peu plus absurde. David LeBlanc, un étudiant en musique, a composé sa propre pièce qu’il a présentée à la place Assomption et sur la rue Robinson. Son oeuvre inusitée suscite la curiosité. Il a voulu provoquer une réflexion sur l’art. Dans la galerie, on voit donc la production vidéo de ses manifestations. Dans son vidéo, le cinéaste Chris LeBlanc traite de la langue et tente de prouver que les Français très attirés par l’Amérique, parlent autant chiac que les Acadiens de Moncton. L’artiste se promène un peu partout dans les rues à la rencontre de musiciens et de passants. Enfin, Herménégilde Chiasson a réalisé un projet sur l’art et la société. Il a demandé à 30 personnes de coller un peu partout dans la ville des étiquettes qui portent sur l’art. L’artiste espère amener les gens à comprendre la place de l’art dans la société. «Souvent, les gens ne réalisent pas que l’art a de la valeur autant que l’économie, l’éducation et la santé», ajoute Mario Doucette. L’art «guérilla» a réussi à s’installer dans l’art contemporain à l’aide de groupes et d’individus tels que Barbara Kruger, Guerilla Girls, Group Material 79, et Artist Homelss Collaborative. L’exposition Art Pickpocket Art est présentée jusqu’au 21 août à la GSN. Parallèlement à cette exposition, des dessins de Rick White sont exposés à la Salle Sans Sous ainsi que des peintures de Tanya Bouchard au Café Robinson. |
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À la recherche d’un style personnel par David Lonergan |
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Référence : L'Acadie NOUVELLE, le mercredi 18 février 1998, p 26 |
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Mario Doucette aime les bandes dessinées et l’univers de l’enfance. Après avoir présenté les aventures de Sabine et la Chevette en 1996, voici qu’il nous invite à rencontrer les bateaux et les personnages qui entourent ses Combats à la mode à la Galerie Sans Nom du Centre culturel Aberdeen de Moncton. Quand un peintre cherche la picturalité de la bande dessinée, quand il cherche à lui faire quitter l’album dans lequel elle nous raconte une histoire pour en faire des toiles, il se heurte immédiatement à celui qui l’a fait le premier, l’Américain Roy Lichtenstein. Une double question se pose alors: en quoi ce "continuateur" renouvelle-t-il le genre et sa maîtrise de l’art est-elle à la hauteur de sa démarche? En 1962, Lichtenstein présente ses oeuvres inspirées de bandes dessinées à Paris, suscitant des réactions fortes de la critique. Manifestement, son approche ne convenait pas à l’establishment artistique et on l’a accusé d’agression contre l’art, d’infantilisme en pointant que seule l’Amérique capitaliste pouvait permettre une pareille expression. Aujourd’hui, la bande dessinée est reconnue comme un art de plein droit même si elle est considérée comme un genre plus ou moins mineur selon les options artistiques de chacun. La bande dessinée est en pleine effervescence, jouant à la fois avec l’essence de la forme réaliste et le respect de ce même réalisme. Elle va de la caricature réaliste à la Franquin à la poétique délirante d’un Tardi en passant par la précision stylisée d’un Leloup pour ne parler que de ce que l’on pourrait rattacher à l’école belge. Lichtenstein ne referait plus scandale, lui qui a d’ailleurs considérablement fait évoluer sa propre production, la rapprochant d’un certain expressionnisme en brossant plus qu’en dessinant ses paysages (toujours proches de la bd). Les contours noirs bien précis des objets ont fait place à de larges traits plus suggestifs que réalistes et l’effet bande dessinée a évolué vers ce que l’on pourrait appeler l’illustration poétique à la façon des albums pour enfants. Mario Doucette en est encore à la première forme d’expression. Son dessin d’un bateau de guerre qu’il reprend sur toute la série des Combats est amusant mais reste trop proche d’une simple description "objective". La dimension critique et satirique qu’il annonce dans son texte de présentation dépasse le résultat mais indique le sens de sa démarche. Il veut s’opposer "aux conventions de la représentation 3D" et, pour lui "l’absence d’ombres diminue la perception de profondeur dans ses compositions. Les navires deviennent des hiéroglyphes en forme de bandes dessinées." Le projet est intéressant et les oeuvres en présentent plus l’esquisse que la pleine réalisation. Aux bateaux, s’ajoutent des toiles mettant en vedette des personnages, qui m’ont apparu plus intéressantes à cause de la mise en plan, de l’attitude et de l’arrière-plan. L’intuition, là encore, est forte: "allier le look pop des années 80 avec les poses lugubres des années 90" et, pourrait-on ajouter, avec des dessins issus des années 70. Doucette réussit alors à faire passer son univers et certaines sont particulièrement évocatrices, comme Auto portrait et Prise 2. Dans cette dernière, il réussit à exprimer sobrement la solitude du personnage. Mais dès qu’il s’aventure à complexifier l’attitude, il se heurte à ses limites de dessinateur: ainsi, dans Prise 1, son personnage est présenté de profil et si le mouvement légèrement stylisé du corps est bien réussi, le raccourci des doigts de la main droite pose problème, ce qui retire beaucoup de force à la toile, un peu comme une fausse note dans une partition musicale. Par cette exposition, Mario Doucette fait le point sur son art et avance quelques pistes qui promettent en cherchant à renouveler l’approche artistique de la bande dessinée: il s’agit d’un work in progress. Si vous avez des enfants, amenez-les: ils feront sans doute des liens avec les univers des jeux vidéos, des dessins animés et des bandes dessinées dont vous ne soupçonnez même pas l’existence. À voir jusqu’au 14 mars. |